AniBer en 4x4 aux Ameriques

06 avr. 2017

3.07-Mexique 5

La Baja California, de La Paz à Ensenada.

Du 12/03 au 17/04/2017.

Notre ferry est arrivé à La Paz, principale ville du Sud de la péninsule mexicaine de Basse Californie, après une traversée très calme de la Mer de Cortés, plus connue sous le nom de Golfe de Californie. La ville nous a tout de suite plu. Elle est assez jolie, bien entretenue, vivante sans être trop animée malgré les nombreux touristes. Lidia, qui a fait la traversée en notre compagnie, a trouvé un hôtel et nous un RV Parc (terrain aménagé pour motor-homes) dans le centre. Dès le lendemain, nous avons retenue une ballade en bateau qui prend pratiquement toute la journée.

Nous nous sommes retrouvés à 8 pour effectuer un circuit qui fait le tour des îles Espiritu Santo et Partida, qui ne sont séparées qu’à marée haute. En dehors des frégates qui y niches et des lions de mer, nous avons pu voir des dauphins qui nous ont offert un spectacle de sauts en duo, ainsi que des petites raies bondissant hors de l’eau. Les rivages des îles sont principalement rocheux, parfois sculptés par le vent, mais quelques plages permettent d’y aborder tranquillement et de profiter de la baignade.

 Au retour nous devions voir, tout près de La Paz, des requins-baleines. Mais ce jour là, ils n’étaient pas de sortie. Il y aurait pourtant un groupe de 11 unités qui se serait sédentarisé dans la zone, aux dire de notre pilote. Ce dernier, déçu que nous n’ayons pas pu les voir, alors que cela représente l’attraction principale des lieux, a proposé, pour ceux qui étaient disponibles, de revenir gracieusement le lendemain à midi pour une nouvelle tentative de rencontre.

Nous avons été 6 à pouvoir revenir et cette fois, la rencontre a eu lieu. Les bateaux se tiennent au courant des endroits où se trouvent les requins-baleines, mais lorsque l’un d’eux est sur un animal, les autres ne viennent pas perturber le groupe de plongeurs qui est dessus. Notre pilote nous en a finalement trouvé un « libre » et nous avons pu nous mettre à l’eau et nager en sa compagnie dans une eau, malheureusement pas très claire. Cela a tout de même été un moment assez exaltant mais il n’a pas été évident de pouvoir suivre ce squale inoffensif qui se déplace presque sans mouvements.

L’après-midi, nous sommes allés nous renseigner chez un agent d’assurance sur la possibilité d’en contracter une pour les USA et le Canada. A priori, pas de problème et rendez-vous a été pris pour la fin de journée du lendemain, en vu de finaliser le contrat. Nous avons donc profité de la journée pour visiter les plages proches de La Paz, toujours en compagnie de Lidia. Pour commencer, la plage de Balandra très abritée et peu profonde, avec quelques jolis rochers sculptés par le vent et l’eau. Ensuite, celle d’El Tecolote où se sont installés quelques motor-homes et où nous avons pique-niqué. Nous avons ensuite continué par une petite piste le long de la côte déserte, avant de revenir à La Paz.

En début de soirée, retour à l’assurance. Tout semble OK mais nous n’avons pas encore pu avoir le prix et donc finaliser le contrat. Comme nous avons projeté de faire le lendemain la boucle du Sud de la Baja, le renseignement nous sera communiqué par téléphone. Nous avons commencé notre circuit par la visite des plages de la côte Ouest en prenant la route de Cabo San Lucas. Quelques-unes sont encore utilisées par des pêcheurs mais, de plus en plus, elles sont recyclées en spot de surf, avec l’implantation qui suit d’hôtels et de restaurants. A partir de Cabo San Lucas tout le sud, jusqu’à San José del Cabo, est transformé en stations balnéaires avec tout ce qu’il faut pour accueillir les touristes étrangers, essentiellement américains.

En passant, douche froide, car nous recevons un coup de fil de l’agent d’assurance qui nous informe que les différentes compagnies contactées n’assurent pas, ou plus, les véhicules et/ou conducteurs européens. Du coup, ce circuit n’offrant pas pour nous grand intérêt, nous avons écourté notre boucle et sommes rentrés directement à La Paz. En cours de route, grâce à Lidia qui nous apporte une aide précieuse dans les conversations en espagnol, nous avons contacté d’autres assureurs qui nous ont confirmés n’avoir actuellement que des réponses négatives de la part de leurs homologues US.

Nous décidons de partir dès le lendemain pour remonter jusqu’à la frontière des USA où, dans quelques rares cas, des voyageurs ont réussi à obtenir une assurance. Après un dernier café pris ensemble, nous faisons nos adieux à Lidia et, après quelques courses, prenons en début d’après-midi la direction du Nord.

 La route, dans sa 1ère partie, se dirige vers le côté Ouest de la péninsule et traverse une zone assez aride et sans culture, peu intéressante, couverte d’une végétation rabougrie et de cactus. Dans sa seconde partie, elle repique jusqu’à la côte Est, devenant plus accidentée et offrant des paysages moins monotones. Près de la côte, elle devient carrément très belle, offrant de jolies vues sur les îlots et les eaux calmes du Golfe de Californie. Nous sommes arrivés en début de soirée à Loreto où nous avons passé la nuit sur le dernier emplacement disponible d’un RV Parc plein d’américains qui y ont installé leurs grands motor-homes et y passent tranquillement l’hiver à moindre coût. Ils ont également souvent des quads qu’ils utilisent pour se promener ou aller faire leurs courses.

 Le lendemain, nous sommes allés jusqu’à Guerrero Negro. La route, avant de repartir vers l’Ouest, longe d’abord la côte sur près de 200 km. Sur cette portion du trajet, de nombreuses plages se succèdent, quasiment toutes occupées par des motor-homes américains et, plus rarement canadiens.

 La seconde partie a été moins intéressante. Nous sommes, cette fois encore, arrivée à Guerrero Negro en début de soirée pour passée la nuit dans un RV parc. Cette petite ville, qui est sur la ligne séparative des Bajas Nord et Sud, est connue pour accueillir des baleines grises qui migrent chaque année dans les eaux calmes et peu profondes de la Laguna Ojo de Liebre. Pour nous, la période pour aller les voir était un peu passée et, de plus nous étions en retard sur nos prévisions de route. Nous sommes donc repartis pour une avant-dernière étape avant la frontière.

 La route rejoint tout d’abord le centre de la péninsule avant de revenir sur les bords du Pacifique. Elle est devenue très verte et bordée de nombreuses fleurs printanières. Puis nous traversons une zone où poussent une grande diversité de cactus, de toutes formes et de toutes tailles. Certains sont fleuris, d’autres nous paraissent atteint de gigantisme, mais nous les avons tous trouvés intéressant. 

Nus avions projeté de faire étape à San Quintin, mais le sort en a décidé autrement. Dans le milieu de l’après-midi, après avoir doublé un camion, nous avons entendu un claquement dans le moteur immédiatement suivi d’une perte de puissance. Dans le même temps, nous sentons une odeur d’huile et voyons de la fumée sortir de dessous le capot. En ouvrant celui-ci, on constate qu’il y a de l’huile qui a giclé un peu partout. Le diagnostiqueur branché nous indique un dysfonctionnement du piston 4 et du turbo. Nous remettons en route notre moteur qui tourne « sur 3 pattes » et roulons doucement jusqu’au 1er village, Cataviña, qui, fort heureusement, se trouve à seulement 3 ou 4 km. Là nous trouvons un mécanicien qui, après avoir vu et entendu tourner le moteur, nous propose de nous remorquer jusqu’à Ensenada, où nous aurons la meilleure chance d’être dépanné. Il possède un vieux dolly (remorque à 2 roues) et pourra nous faire tracter avec pour couvrir les presque 400 km à faire, accompagné par un autre véhicule en sécurité. Nous n’avons pas le choix et acceptons. Le départ est prévu entre 6 et 7h le lendemain matin. Nous nous levons à 5h pour éviter tout retard mais, vers 7h, notre mécano vient nous prévenir que le départ est repoussé à 9h. Puis à 10h. Ensuite, l’arrimage de notre Azalaï sur le dolly, bien que succinct, prend du temps, car refait plusieurs fois. En définitive, nous partons un peu avant 11h. Au début, nous roulons tranquillement et nous arrêtons régulièrement pour vérifier l’arrimage. Tout va bien et nous approchons de notre destination. Nous constatons que les paysages traversés sont très jolis mais n’avons pas tellement le cœur ni le temps de les apprécier.

En approchant d’Ensenada, nous avons eu notre 1er incident. Notre chauffeur, qui commençait sans doute à trouver le temps long et, ayant pris trop confiance, a négocier un virage un peu trop rapidement dans une zone montagneuse. Notre Azalaï, perchée sur le dolly, a fait quelques embardées avant de se stabiliser à nouveau. Petit moment de frayeur à la suite du quel nous avons rappelé à notre chauffeur que nous étions presqu’arrivés et qu’il devait rester concentré jusqu’au bout.

Le 2ème incident s’est produit à l’entrée de la ville. Un gros chaos en même temps qu’un coup de frein a projeté notre véhicule en avant, par dessus les plaques du dolly où les roues reposaient. Gros problème, mais pour nous seulement, car le mécano qui suivait dans la voiture accompagnatrice m’a demandé de mettre en route et de reculer en vitesse courte pour faire remonter les roues sur leur support. On n’y croyait pas mais, avec l’avant de la Land Rover soulagé en même temps par 3 hommes, ça l’a fait du 1er coup.

Après cela, nous sommes arrivés sans encombre au « Laboratoire du Diesel » d’El Chino. Ce dernier a tout de suite diagnostiqué la panne en écoutant le moteur tourné et en voyant s’échappé de la fumée par le conduit de la jauge d’huile : un piston crevé. Il nous a permis de rester dans notre cellule parquée sur le terrain de son garage, le temps de la réparation, ce qui risque d’être long.

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29 mars 2017

3.06-Mexique 4

De Teotihuacán aux « Prismas Basalticos », Tula, Patzcuaro, La Barranca Del Cobre, Los Mochis.

Du 1er au 11/03/2017.

Nous avons quitté Teotihuacán en début d’après-midi, pour aller à San Miguel Regla par une jolie route de montagne, voir « Las Prismas Basalticos ». Nous nous sommes installés dans le parc, où on peut passer la nuit, avant de nous promener sur le site. Un torrent a creusé une faille dans la roche basaltique issue de lave, ce qui permet de voir de belles colonnes de forme un peu hexagonales.

Le lendemain matin, nous avons pris la direction de Tula où nous nous sommes arrêtés pour voir en passant, sur un site de ruines Toltèques, les 4 Atlantes en basalte qui soutenaient le toit d’un temple, avec 4 autres piliers. Nous avons passé la nuit plus loin, au bord du lac Cuitzeo et sommes arrivés le lendemain à Patzcuaro, ville qui a conservé dans son centre historique des bâtiments datant de l’époque coloniale. L’autre caractéristique de Patzcuaro est d’avoir quelques similitudes avec le Pays Basque : maisons blanches avec liserés lie de vin et toiture de tuiles. Après l’avoir visité, nous avons rejoint, une nouvelle fois, la côte Pacifique.

A Los Mochis, nous avons pris des billets de train pour La Barranca Del Cobre. La première et la dernière partie du trajet n’étant pas intéressantes, nous avons fait le choix de commencer le trajet à El Fuerte, la 1ère station, et de nous arrêter à Creel, avant le terminus de Chihuahua. A El Fuerte, nous avons laissé notre Azalaï sur le terrain d’un hôtel qui accueille aussi les motor-homes et qui assure également le transport à la gare. Le train n’avait que 10 mn de retard et, en partant vers 8h30, nous sommes arrivés à Creel en milieu d’après-midi.

Le trajet total du « Chihuahua Pacifico », appeler « El Chepe », fait 656 km, passe sur 37 ponts et 86 tunnels. Dans le train, des policiers armés assurent la sécurité. En devenant de plus en plus tortueux, il nous amène d’une altitude d’environ 150 m à celle de 2400 m. Nous avons traversé de très beaux paysages, particulièrement avant d’arriver en traversant le Parc de La Barranca Del Cobre (faille du Cuivre). En fait ce nom vient d’une confusion, qu’on fait les espagnols qui ont colonisé la région, entre les rochers couverts par un lichen de couleur verdâtre et le minerai de cuivre. Par contre, la région possède des mines d’argent et, dans les coins reculés, des plantations de marijuana.

Dès notre arrivée, nous avons été sollicités par les agents d’un hôtel organisant également des tours dans la région. Nous avons fini la journée par un 1er petit tour autour de Creel qui nous a permis voir les indiens du cru, les Tarahumaras,  qui ont la réputation d’être très récalcitrants à la modernisation. Ils vivent pauvrement d’agriculture et d’élevage, et aussi de leur artisanat. Ils vivent dans des petites maisons, souvent en bois, et quelques-uns dans des grottes.

Le soir, en dinant à l’hôtel, nous avons fait la connaissance de Lidia, une jeune femme de la région de Barcelone. Nous nous sommes retrouvés le lendemain avec 2 autres couples de mexicains pour un tour à Divisadero, au parc de la Barranca Del Cobre. Dans ce parc, on peut prendre un téléphérique pour approcher un peu les cañons dont certains, aux dires de touristes américains, sont plus beaux que celui du Colorado. Ils couvrent en tout cas une région plus vaste et quelques-uns sont plus profonds, avec un dénivelé supérieur à 1800 m. Pour les téméraires, il y a sept tyroliennes (pas pour nous). On peut choisir de n’en faire qu’une, ou de les faire toutes. Avant le retour à Creel, nous avons déjeuné à la gare de Divisadero avec d’excellents tacos de farine de blé, plus à notre gout que les tortillas de maïs.

Le lendemain, nous avons pris le train du retour pour El Fuerte. Nous avons retrouvé notre Azalaï pour une bonne nuit puis, après avoir fait un tour dans la ville, nous sommes repartis au port de Los Mochis pour retenir notre passage en ferry vers La Paz, sur « la Baja », nom abrégé qui désigne la Baja California mexicaine. N’ayant pas de traversée le samedi, nous avons dû patienter 1 jour à Los Mochis, et en avons profité pour nous réapprovisionner. Le lendemain, nous avons récupéré Lidia qui allait elle aussi sur La Paz. Notre ferry ne partant que le soir, nous avons fait un petit tour en bateau dans la baie où s’ébattent des familles de dauphins.

En début de soirée, nous nous sommes présentés au port pour l’embarquement. Là, mauvaise surprise, notre véhicule a été déterminé comme motor-home, ce qui signifiait un prix quasiment multiplié par 4. Il a fallu palabrer pendant plus d’1 h pour faire admettre que nous n’étions pas un camping-car mais une camionnette équipée d’une cellule. On s’en est finalement tiré avec un supplément équivalent à 40 € contre 300 € initialement demandé. Et cela grâce à Lidia qui manie, évidemment, la langue de Cervantès beaucoup mieux que nous.

Le diner à bord n’a pas été très bon et nous sommes rapidement allés nous coucher, l’arrivée à La Paz, sur la Baja, étant prévue vers 6 h 30 le lendemain matin.

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18 mars 2017

3.05-Mexique 3

De Oaxaca et ses environs à Puerto Angel, Puebla, Mexico et Teotihuacán

Du 16 au 28/02/2017.

En arrivant à Oaxaca, nous sommes allés directement dans la petite ville, plus tranquille, de El Tule où se trouve un petit campement tenu par un couple de canadiens, le « Overlanders Oasis ». Dans cette proche banlieue de Oaxaca,  nous avons pu admirer, dans l’enceinte de l’église Sta Maria Del Tule, un arbre qui serait plus que 2 fois millénaire. « L’Arbol del Tule » est un magnifique et impressionnant « ahuetehuete » (cyprès de Montezuma), qui mesure 42 m de hauteur, avec un tronc de 11m de diamètre et 50 m de circonférence.

De El Tule, nous avons pris un bus pour une visite d’une journée à Oaxaca. Nous sommes allés directement au quartier historique qui possède un beau centre colonial. Visite agréable, malgré les nombreux touristes, dont pas mal d’américains. De retour à El Tule, grande surprise au campement : une Azalaï identique à la notre car montée, elle aussi, sur un Defender 130 double cabine. Nous avons passé la soirée avec Anne-Marie et Gérard, les heureux propriétaires, que nous avons  retrouvés plusieurs fois le lendemain, en visitant la région.

Nous avons commencé par le grand marché dominical de Tlacolula qui attire beaucoup de monde, des étrangers comme des locaux. Ensuite, étant sur la « route du Mezcal » nous nous sommes arrêtés à Santiago de Matatlan , où se distillerait le meilleur de la région. Nous y avons fait l’achat d’une bouteille et avons pu visiter la distillerie. Le Mezcal est fabriqué à partir d’un agave sylvestre qui, en fait, est assez largement cultivé dans la région. C’est le cœur de la plante qui est utilisé. Il est broyé puis cuit à la vapeur dans une fosse creusée dans le sol. Ensuite, la pulpe est récupérée et additionnée d’eau, puis mise à fermenter plusieurs semaines, avant distillation. Pour finir, nous sommes allés au Parc de Hierve El Agua où nous avons retrouvé Anne-Marie et Gérard. Dans ce site, on peut admirer le résultat que donnent des résurgences d’eau minérale qui tombent en cascade dans des bassins où on peut se baigner, mais l’eau y est froide. Les minéraux déposés par l’eau donnent aux chutes l’apparence de grandes cascades gelées. Nous avons passé la nuit dans le parc avant de nous séparer le lendemain, Anne-Marie et Gérard partant vers le Sud alors que nous remontions vers le Nord.

La suite de notre voyage nous a amené à Puerto Angel, sur la côte Pacifique que nous avons longée, passant entre autres à Zippolite, plage particulièrement prisée par les hippies. Toutes les belles plages étant occupées par des hôtels, nous avons dû nous éloigner vers le Nord avant de trouver des coins tranquilles. A midi nous avons trouvé une plage peu fréquentée, seulement par quelques surfeurs. Nous y avons fait un bon déjeuner sous une paillote. Le soir, nous sommes restés dans un village de pêcheurs, Roca Blanca, pour passer la nuit devant le restaurant qui nous avait servi un excellent poisson pour le dîner.

Après être reparti nous avons été retardés, après une centaine de km, par un groupe d’indiens du Chiapas qui manifestaient à un croisement routier. Au bout de 20 mn, ils nous ont laissé passés et nous avons pu continuer notre route vers la région de Mexico. Avant d’y arriver, nous sommes passés devant le fameux Popocatepetl, volcan bien connu qui culmine à 5452m et est toujours en activité. Nous avons fait halte à Cholula, proche banlieue de la grande ville de Puebla, où il y a une aire de campement et où se trouve 2 églises, célèbres pour leur style baroque et hyper chargé, parmi les 39 que compte la ville. Les artistes indigènes, employés à l’époque pour la décoration, ont laissé transparaître leur origine dans les sculptures et peintures.

Le lendemain nous avons rejoint, près de Mexico, San Juan de Teotihuacán où se trouve une aire de campement et des parkings où on peut passer la nuit. Le 1er était complet, avec une forte proportion d’immenses motor-homes américains. Du coup, nous avons dû nous rabattre sur un parking, moins confortable mais relativement sécurisé. Nous avons pris, le lendemain, le bus pour Mexico. 1h de trajet pour arriver à une gare routière d’où nous avons pu prendre le métro. Le réseau serait, par son importance, classé 4ème au monde et on s’y déplace aussi aisément que dans celui de Paris. Nous avons commencé notre visite de la capitale par son centre historique. A part la Cathédrale, nous n’avons rien trouvé de sensationnel autour du « Zocalo » (nom mexicain pour désigner la place principale). Nous avons mis du temps à trouver, dans cette zone, pourtant animée, un restaurant correct, mais avons fini par le trouver et fait un bon repas.

L’après-midi, nous sommes allés visiter le Musée Anthropologique installé dans un grand bâtiment moderne qui, salle après salle présente par grande région les principales ethnies qui ont peuplé le Mexique. Beaucoup d’objets, de sculptures, de reconstitutions de scènes de vie et quelques tombes. Visite intéressante mais qui aurait nécessité plus de temps que celui que nous lui avons consacré.

Le lendemain, c’est le site Aztèques tout proche des Pyramides de Theotihuacán que nous sommes allés voir. On peut y admirer, entre autres, la Pyramide De la Luna et celle Del Sol. Cette dernière est la plus haute (70m) du Mexique et serait la 3ème au monde. Son ascension est autorisée.

La visite terminée, nous sommes partis dans l’après-midi voir les « Prismas Basalticos » à côté de San Miguel Regla.

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03 mars 2017

3.04-Mexique 2

De Cancun à Chetumal, Ciudad Del Carmen, Palenque, San Cristobal de las Casas, Villahermosa, Tlacotalpan.

Du 08 au 15/02/2017.

Nous avons quitté Cancun  par la route qui longe la mer et descend jusqu’à Chetumal, à la frontière du Belize. A la sortie de Cancun, la voie rapide passe entre la mer et une lagune. Les deux côtés sont bordés d’immeubles ultra modernes et de marinas, destinés à l’accueille des touristes fortunés. Côté lagune, de nombreux  panneaux mettent en garde contre le danger que présente la présence des caïmans.

Nous avions prévu de nous arrêter sur quelques plages, le long de cette route, pour nous baigner et faire du snorkeling. Mais finalement, les lieux étant devenus ultra touristiques jusqu’à Tulum, nous y avons renoncé. Nous nous sommes tout de même arrêtés à Paamul Beach pour notre étape du soir. En fait, c’est une plage privée, fermée et sécurisée réservée aux touristes, surtout américains, mais il y a une petite aire de camping. Nous sommes repartis le lendemain après une petite baignade avant de nous arrêter près de Tulum pour voir Le Grand Cenote et, malgré le monde présent y prendre, à nouveau, un bain.

L’après-midi nous sommes allés jusqu’à Palenque en passant par Conhuas et Ciudad Del Carmen, sur la côte. Le bord de mer est plutôt décevant. On aperçoit, des plateformes en mer pour l’extraction du pétrole, activité essentiel de cette région industrielle. Côté intérieur, On longe une grande lagune et une grande zone marécageuse infestée de moustiques. A Palenque, nous nous sommes rendus sur le site archéologique préhispanique du même nom. Visite intéressante de ces ruines, qui sont un peu différentes des précédentes, dans un bel environnement. On y a entendu, cette fois encore, les singes hurleurs, ainsi que dans le camping proche où nous avons passé la nuit.

Pour l’étape suivante, qui nous a conduit à San Cristobal de las Casas, nous avons pris la route 199 qui traverse une partie du Chiapas. En cours de route, nous nous sommes arrêtés pour voir l’une des cascades qui jalonnent le trajet, celle de Misol-Ha. Compte tenu qu’il faut à chaque fois payer l’entrée d’un parc, puis l’accès à la cascade, nous en sommes restés là. La route s’est avérée très sinueuse et, de plus, en mauvais état à son début puis ensuite couverte d’une multitude de ralentisseurs plus cassant les uns que les autres. Il nous aura fallu la journée pour couvrir les 200 km et nous avons apprécié de pouvoir profiter d’un camping correct en arrivant à San Cristobal. On y a rencontré 2 familles françaises qui voyageaient en camping-car avec leurs enfants.

Le lendemain, nous avons visité cette jolie ville très touristique et, l’après-midi après avoir fait un tour au marché, nous avons rejoint Tuxtla Guttiérrez par une voie rapide pour y être le soir.

Le lendemain nous avons pris au Nord de Tuxtla une petite route, qui mène à un barrage après une vingtaine de km, pour avoir un petit aperçu du Cañon del Sumidero. Ce dernier se visite aussi en bateau, mais l’aller-retour fait 4h, un peu trop pour nous. L’après-midi, nous sommes  remontés par la route 187 pour revenir sur Villahermosa afin d’y voir les vestiges Olmèques du musée de La Venta. En fait, ceux-ci ont été découverts un peu plus à l’Ouest, au lieu dit La Venta, et ont été déplacés pour laisser le champ libre à l’exploitation du pétrole. Ils sont exposés à Villahermosa dans un très agréable parc ombragé où on peut également voir quelques animaux, caïmans et koati Les Olmèques sont une civilisation précolombienne qui s’est épanouie de -1200 à -500 avant J-C et qui ont laissé de belles sculptures, en particulier des têtes géantes.

Notre étape suivante a été Tlacotalpan où nous ne sommes arrivés que le surlendemain, après une nuit sur le parking d’un hôtel et un peu de pluie. La dernière  partie du trajet, qui emprunte la route 175 vers la mer, suit le fleuve Papaloapan. C’est une zone de culture de cannes à sucre. Une usine de traitement de la canne reçoit les « trains de cannes », attelage d’1 tracteur avec 6 remorques, difficile à doubler car l’ensemble dépasse les 40 m. Avec la pluie de la nuit la route, aux abords de l’usine, était totalement recouverte de boue, amenée par les trains de cannes au sortir des champs.

Tlacotalpan est un charmant village qui a gardé son aspect colonial, avec des maisons de toutes les couleurs, et une ambiance calme et paisible. Nous y avons rencontré un couple de français de notre génération qui voyage avec un Defender 110 équipé d’une cellule, plus confortable mais aussi plus volumineuse que la notre. Eux, comme la plus-part des voyageurs que nous rencontrons, descendent vers le Sud alors que nous remontons vers le Nord. Après avoir déjeuné ensemble dans un restaurant au bord de l’eau, nous avons rebroussé chemin pour repartir, à l’opposé, sur la même route 175, vers Oaxaca. La route, dans sa 1ère partie, est en plaine, bordée de champs de cannes à sucre et empruntée par les trains de cannes. Ensuite elle devient sinueuse et commence à grimper. Les champs de cannes font place à une végétation luxuriante et on atteint une altitude de plus de 2000 m. Sur une troisième partie la route, toujours en altitude, traverse une forêt de pins puis, après être un peu redescendue, offre un paysage sec rappelant certaines région d’Espagne ou du Maroc à l’approche d’Oaxaca.

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15 févr. 2017

3.03-Mexique 1

Texte 3.03 Mexique 1

De El Ceibo à Campeche, Merida, Chichen-Itza, les Cenotes Xkekén et Samula, Rio Lagartos, Cancun. Du 1er au 08/02/2017.

Le passage de frontière à El Ceibo s’est fait sans problème, bien que la visite des Douanes ait été assez poussée. Nous avons fait notre 1er bivouac au Mexique peu après, à Tesonique, petite ville où nous avons pu nous ravitailler et prendre une carte téléphonique mexicaine.

Le lendemain, nous nous sommes arrêtés à Campeche au bord de la mer des Caraïbes avec l’intention de trouver une assurance RC conducteur (l’assurance auto n’est pas obligatoire au Mexique). Notre véhicule n’étant pas répertorié chez l assureur contacté, il nous a conseillé d’aller voir leur agence régionale à Merida. Nous y sommes arrivés 5 mn après la fermeture du vendredi et elle n’ouvrait pas le samedi. Nous sommes donc repartis pour profiter du week-end et visiter les ruines Mayas de Chichen-Itza, très fréquentées par les touristes du Yucatan. Il faut y être tôt le matin pour éviter la foule des visiteurs et des marchands de souvenirs qui y sont légions. Le site est grand, beau, et en partie restauré. Mais nous avons trouvé que Tikal, au Guatemala était tout aussi plaisant à visiter, sinon plus, car moins encombré, mieux balisé et situé dans une belle forêt où il ne fait pas trop chaud et où on peut voir des animaux.

Après la visite de Chichen-Itza, nous sommes allés en fin de matinée voir, tout près, les cenotes (sorte de puits naturels ou cavernes en calcaire, alimentés par une rivière souterraine) de Xkekén et Samula . Il y en a beaucoup dans le Yucatan (+de 6000 d’après le Lonely). La visite a été assez rapide et nous avons eu le temps, après déjeuner, de rejoindre la côte à Rio Lagartos pour y voir des flamands. Ceux-ci ont la particularité d’être plus orangé que rose. Nous avons passé la nuit à côté de ce petit port de pêche et avons fait le matin la rencontre d’un sympathique couple de jeunes suisses en voyages de noce. Nous les avons retrouvés dans la matinée sur la piste du parc où sont visibles les flamands, de las Coloradas à El Cuyo. En fait, cette piste passe entre la mer et une lagune, où sont exploités quelques marais salants

Ensuite nous avons rejoint un camping à Cancun dans l’espoir de pouvoir dès le lendemain lundi trouver notre assurance. Sauf que le lundi était férié et que nous avons dû attendre le mardi. Mais là, enfin, nous avons pu l’avoir. Nous en avons aussi profité pour faire mettre 2 pneus neufs à l’avant de notre Land, remettre un peu nos affaires en état et avancer sur notre blog. Le mercredi matin nous avons quitté Cancun sans avoir vraiment visité et profité des endroits attrayants, mais la quantité des touristes présents nous a rebutés.

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06 févr. 2017

3.02-Nicaragua, Honduras et Guatemala

Du 16 au 31/01/2017, du Nicaragua au Honduras et Guatemala

Après le long passage de frontière du Costa Rica au Nicaragua, nous nous sommes rendus à Rivas, petite ville proche, située au bord du grand lac Nicaragua.

Nous y avons retrouvé avec plaisir un neveu qui projette de s’installer dans le pays. Ensemble, nous avons passé une  agréable soirée en famille, dans un restaurant, bon mais un peu bruyant. Le lendemain, après une tentative vaine pour faire recharger nos bouteilles de gaz, nous sommes repartis en fin de matinée, direction Managua, la capitale. Là, nous avions bon espoir de pouvoir solutionner notre problème de recharge de gaz. Effectivement, sur la 2ème station de remplissage visitée, après avoir dû solutionner quelques problèmes techniques de connexion, nos bouteilles ont été remplies. Nous sommes repartis jusqu’à Viejo Léon, village de pêcheurs à l’extrémité Nord du lac Nicaragua, où il y avait une possibilité de bivouac tranquille pour la nuit.

Le lendemain nous nous sommes arrêtés à Léon, ville qui a gardé son cachet colonial. Après une visite rapide et quelques courses, nous avons repris notre chemin en direction de la frontière du Honduras. Nous nous sommes arrêtés juste avant, au cañon de Semoto que nous avons visité le lendemain. Le site, bien que agréable, ne présente pas un très grand intérêt, sauf pour ceux qui prolonge la ballade dans l’eau, portés par des chambres à air qui permettent la visite de la partie la plus étroite du cañon.

L’Amérique centrale, pour nous, offre moins d’intérêt que les pays précédemment visités, ou que ceux que nous devons visiter après. Nous sommes donc arrivés dès la fin de la matinée à la frontière du Honduras, petit pays que nous avons traversé en 48 h. D’autant qu’il est réputé comme étant parmi ceux qui enregistrent la plus forte criminalité au monde. Effectivement, toutes les stations service et de nombreux commerces sont gardés par des vigiles surarmés.

Le passage de frontière du Honduras au Guatemala s’est passé en 2 h, temps normal. Mais, au contrôle douanier du Guatemala, mauvaise surprise : nous n’avions plus de plaque d’immatriculation à l’avant. Des petits malins nous l’avaient volée, chose relativement courante au dire du douanier guatémaltèque. Ce n’était pas bien grave mais risquait de nous attirer des problèmes lors des contrôles policiers sur la route.

Notre 1ère visite au Guatemala sera pour Antigua, l’ancienne capitale qui a gardé son cachet colonial. La ville est surplombée par 3 volcans. Leurs éruptions et les tremblements de terre qui s’y sont ajoutés y ont laissé des traces encore bien visibles. Pour les voyageurs comme nous, il existe un terrain d’accueil en ville, sans commodité mais très sécurisé : le parc de la police touristique. Nous y avons rencontré 3 couples francophones, dont 2 avec enfants. Après une journée de visite, nous avons pris la direction de Quetzaltenango, seconde ville du pays. Dans toute cette région, les femmes portent un costume traditionnel. 

Là, nous y avons retrouvé Helene et Roberto, le jeune couple avec qui nous avions partagé le conteneur pour faire traverser nos véhicules de Colombie au Panama. Leur accueil, ainsi que celui de la famille de Roberto (seul celui-ci est guatémaltèque), a été très chaleureux. Tout ce petit monde habite dans des maisons bâties sur un même terrain, et leur esprit de famille nous a paru très développé. Nous avons fait une rapide visite de la ville et en avons profité pour faire refaire une plaque d’immatriculation avant pour la voiture. Il faut dire qu’en chemin, lors d’un contrôle policier, nous sommes passés près de l’amende. Il avait fallu palabrer un moment pour y échapper.

Le second jour, nous sommes allés avec une partie de la famille de Roberto aux thermes de Fuentes Georginas. Jolie petite route pour y aller, toute bordée de cultures maraichères. La baignade dans les eaux chaudes a été très agréable, d’autant que nous étions dans une région à 2000 m d’altitude et que, après la chaleur du jour, on pouvait parfois avoir la nuit une température de -2°. Le soir, La sœur et le beau frère de Roberto nous ont gentiment invités pour clôturer cette belle journée. 

Nous avons repris la route le lendemain après-midi pour une courte étape qui nous a amenés sur les bords du Lago Atitlan, surplombé par 2 volcans. Là, en plus des femmes, quelques hommes portaient encore un costume traditionnel. De ce joli site, nous sommes remontés vers Chichicastenango où se tient, les dimanches et jeudis le plus grand marché du Guatemala. En y arrivant, plus de frein à la pédale. Problème heureusement vite résolu : le bouchon du réservoir du Lockheed s’était un peu dévissé avec les chaos.

Après la visite du marché haut en couleur et un bon repas pris sur place, nous sommes repartis en direction de Coban. Dans cette région, la tenue vestimentaire féminine change. Avant la ville, nous sommes arrêtés sur le parking d’un restaurant, pour la nuit.

Le lendemain, pour aller à Semuc-Champey, nous avons dû rouler sur une route plus ou moins bonne et une piste caillouteuse. Le site est très touristique mais est à voir. Il y coule une rivière qui a, avec le calcaire qu’elle charrie, créé des bassins en escalier. Une très jolie ballade dans la forêt qui la borde nous a pris toute la matinée pour la visite. Nous avons été accompagnés par les cris (on devrait dire les rugissements) des singes hurleurs qu’elle abrite. Le sentier nous a permis, sur sa partie la plus abrupte, d’apercevoir une famille de singes hurleurs.

Après Semuc-Champey, nous sommes repartis vers Coban pour nous diriger vers Flores, plus au Nord, et aller y visiter les sites Mayas de Yaxja et Tikal. Avant d’arriver à Coban, nous avons bivouaqué dans une station service où la nuit a été très pluvieuse. Nous sommes repartis le lendemain avec un épais brouillard jusqu’en milieu de matinée et une route particulièrement glissante. Avant Flores, nous nous sommes arrêtés au Parc de Ixpanpajul pour la nuit avant d’entamer nos visites des ruines.

Nous avons commencé par celle de Yaxjà. De moyenne importance, elles sont situées dans une belle forêt avec des chemins, dont les principaux sont d’origine, qui relient les différentes parties du site entre elles. Là encore, nous avons été accompagnés par les cris des singes hurleurs une bonne partie de la matinée. Après le déjeuner, nous avons rejoint Tikal, le plus important des sites Mayas du Guatemala. Après nous être installés sur le parking, nous avons fait un petit tour d’une heure sur le site, avant la tombée de la nuit. Plus étendue que celui de Yaxjà, il est également situé dans une belle forêt restée assez sauvage. A la nuit tombante, nous avons pu voir quelques animaux - agoutis, cochon sauvage, oiseaux - en allant voir une 1ère pyramide. Le lendemain, nous avons achevé notre visite du site qui comprend, entre autres, trois grandes pyramides émergeant au-dessus de la canopée. L’ensemble nous a bien plu, tant pour les belles ruines que pour la ballade dans cette forêt où la température reste agréable et où on rencontre singe hurleurs (toujours eux) et atèles (singes araignée).

L’après-midi, nous avons rejoint pour la seconde fois le camping du parc de Ixpanpajul. Le matin sont arrivées 2 religieuses qui, après un rapide petit déjeuner ont entonné des cantiques en s’accompagnant à la guitare. Cela nous a amusé, mais peu après sont arrivés de nombreux véhicules avec des chaises et des tables. Rapidement nous avons compris qu’une messe allait avoir lieu, d’autant que l’arrivée des fidèles ne cessait pas. Nous avons dû nous éloigner un peu pour finir tranquillement notre petit déjeuner.

Nous avons ensuite pris la direction de El Ceibo, à un peu plus de 100 km, pour passer au Mexique. Le Guatemala nous laissera un bon souvenir et nous a semblé être le pays le plus intéressant de l’Amérique Centrale.

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22 janv. 2017

3.01-Costa Rica 2

Du 04 au 15/01/2017, de San José à Pena Blanca (frontière Nicaragua)

Nous attaquons la 3ème partie de notre périple américain avec quelques galères.

 Au départ, déjà, retard du vol Air France, accentué par l’annonce de l’explosion d’un volcan à 30 km de San José, ce qui a nécessité une information sur l’état de l’aéroport d’arrivée avant de décoller de CDG. En finalité, 4h de retard. Mais le contrôle douanier à l’arrivée s’est bien passé (nous ramenions quelques pièces de rechange pour notre Land Rover) et nous avons pu récupérer la voiture de location que nous avions réservée et rejoindre notre hôtel.

 Le lendemain, nous nous sommes rendus au bureau des Douanes pour faire annuler la suspension de l’admission temporaire de notre voiture et pouvoir la récupérer. Mais les agents des Douanes n’étaient pas vraiment disposés à travailler et nous avons dû attendre 2h30 avant qu’un chef n’intervienne pour en décider quelques-uns à se mettre au travail, sous les applaudissements des chauffeurs routiers, qui attendaient également.

Pour continuer, à l’entrepôt sous douane où était parqué notre véhicule, la secrétaire a commis une erreur en traitant un dépôt au lieu d’un retrait. Cela a nécessité 1 h pour tout remettre en ordre. Enfin nous avons pu arriver à la voiture. Celle-ci a démarré du 1er coup mais, on s’y attendait, l’embrayage ne marchait pas. Après l’avoir rechargé en Lockheed et pompé un bon moment avec la pédale, il a refonctionné et nous sommes directement partis au garage Land Rover.

Nous y avions pris rendez-vous pour la réparation de l’embrayage et le changement de l’huile des ponts et boites mais y sommes arrivé plus tard que prévu. C’était un jeudi et, du coup, il a fallu attendre le mardi matin suivant pour la reprendre, après avoir réglé « la douloureuse ».

Après une dernière nuit à l’hôtel et le réapprovisionnement en nourriture, boisson, eau et carburant fait, nous avons enfin repris la route.

 Oui, mais, nouveau problème : perte de puissance de la voiture en montée et une alarme moteur qui s’est allumée. Le diagnostiqueur nous indique qu’il s’agit d’une suralimentation du turbo. En effaçant l’alarme, ça repart normalement. Puis ça recommence. Après avoir dû effacer un bon nombre de fois l’alarme, nous avons préféré revenir sur San José pour faire résoudre le problème chez Land Rover.

 Nous y étions le jeudi matin. Toute la journée recherches de la panne et essaies se sont succédés. Hélas sans résultat : retour vendredi matin. Ouf ! En fin de matinée, le chef d’atelier vient nous montrer une durite défectueuse, source de notre problème, située entre l’intercooler et le turbo.

Réparation terminée et voiture testée sur route, nous avons pu repartir en début d’après-midi vers la côte pacifique. Le lendemain, nous sommes arrivés près de la frontière du Nicaragua et nous sommes arrêtés peu avant dans un camping qui se trouve en forêt pour la nuit.

 Nous ne sommes repartis qu’en fin de matinée vers la frontière nicaraguayenne. Nous avons mis 4h pour la passer car il y avait du monde, beaucoup de bus, de camions. Nous étions un dimanche et, de plus, en période de vacances scolaires.

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28 nov. 2016

2.15-De l’archipel des San Blas à Colon, Panama City, Las Bocas del Toro et le Costa Rica

Panama et Costa Rica du 09 au 28/11/2016.

Notre 1ère nuit sur le Koala II s’est relativement bien passée, malgré la chaleur humide qui régnait à Carthagène le soir du départ. Les installations  du bateau se sont révélées un peu spartiates, celui-ci venant d’être acquis d’occasion et n’ayant pas encore bénéficié des quelques rénovations à venir. Pas de cabines séparées, mais des bannettes superposées avec peu de hauteur, heureusement toutes pourvues  d’un bon petit ventilateur. Rangements succincts (sacs glissés sous les couchettes), 2 cabinets de toilette, pas en très bon état, pas de coin repas pour les 12 passagers que nous étions.

Compte tenu de l’heure tardive du départ (1h30 du matin), Anita est allée rapidement se coucher sur la couchette double qu’on nous a désignée. Pour ma part, je suis resté encore 1h sur le pont pour m’aérer un peu avant d’aller dormir.

Au matin, nous avons eu droit à notre 1er petit déjeuner, pris autour du poste de pilotage ou sur le pont pour certains. Robin, le second, s’est révélé être un excellent cuisinier. Très rapidement, la gentillesse de l’équipage et la bonne ambiance qui a régné à bord nous a fait oublier le manque de confort. Nous étions les plus âgés mais l’écart entre les générations ne s’est pas fait sentir, sauf un peu plus prévenance de la part de tous à notre égard.

Après une 1ère journée de navigation agréable la seconde a été copieusement arrosée par des orages successifs. En fin d’après-midi, nous nous sommes arrêtés devant l’un des îlots de San Blas. L’archipel est panaméen mais bénéficie d’une certaine autonomie. Il est habité par une population indienne, les Kunas, qui s’y étaient réfugiés lors de l’invasion du continent par les conquistadors espagnols. Cette population des îles vit de la pêche et du tourisme. Notre capitaine ayant négocié un repas de langoustes pour le soir, nous avons débarqué sur l’île, mais en maillot car sous la pluie. Compte tenu de la température, cela ne nous a pas beaucoup gênés. Bonne soirée malgré le mauvais temps.

Le lendemain et le surlendemain, nous avons fait escale sur d’autres îles. Repas avec les produits de la mer, cuisinés par Robin, et baignades se sont succédés. Quelques dauphins nous ont parfois accompagnés un bout de chemin.   Après une dernière nuit de navigation, nous sommes arrivés à Puerto Lindo, très tôt le matin. Le dernier petit déjeuner à bord pris, nous avons débarqué à l’aide d’une navette locale. Le capitaine, qui nous accompagnait, nous a fait prendre un bus jusqu’à Portobelo où il s’est chargé de faire accomplir toutes les formalités d’entrée au Panama. Ceci fait et les passeports récupérés, nous lui avons fait nos adieux avant de prendre le bus pour Colon.

Arrivé à la gare routière de Colon, nous avons fait nos adieux à nos jeunes compagnons de voyages qui allaient, eux, jusqu’à Panama City. La ville de Colon nous a impressionnés par son insalubrité, sa saleté et le sentiment d’insécurité qu’elle génère. Nous avons pris un taxi pour rejoindre l’hôtel où nous avions réservé une chambre et qui se trouve un peu en dehors de la ville. A peine arrivés, nous avons été prévenus par nos colocataires de container qu’ils nous rejoindraient  avec 1 jour de retard suite à l’annulation de leur vol en provenance de Colombie. Retard sans gravité pour nous car nous en avons profité prendre nos repères, retirer de l’argent (US$ au Panama) et prendre une assurance pour la voiture, nécessaire avant de pouvoir la sortir du port.

Le mardi matin donc, au lieu du lundi, nous avons retrouvé Helleni et Roberto à 9h00 au port, dans les bureaux de la Cie Evergreen, notre transporteur maritime, pour retirer le connaissement (bill of loading). Ensuite, direction les bureaux des douanes pour les déclarations d’importation de nos véhicules. Nous étions contents car tout s’était passé assez rapidement jusque là. Retour au port vers 10h30 pour sortir nos véhicules. Là, ça été très long. On est passé de bureau en bureau, avons réglés les frais de port puis attendu le bon vouloir d’un responsable docker pendant 2h30 pour qu’il nous conduise au container, encore fermé. Pendant cette attente, nous avons retrouvé Vladimir, le russe qui avait empoté son véhicule à Carthagène en même temps que les nôtres. Pour couronner le tout, nous avons eu une succession d’orages très intenses qui ont contribué à retarder le dépotage des containers. Enfin, la « délivrance » est arrivée. Pour moi, bonne surprise, il restait encore de l’huile dans le réservoir de l’embrayage. Désarrimage et sortie se sont donc passés sans problème. Après des ultimes paperasses et une fumigation des voitures à la sortie du port nous étions enfin libres, et il était 16h30. Compte tenu de l’heure tardive, nous nous sommes tous dit au revoir et chacun est parti de son côté. Pour notre part, nous avons rejoint notre hôtel pour une dernière nuit avant de reprendre la route, direction le canal et Panama City.

La route vers Panama city suit plus ou moins le canal. Nous avons fait un crochet à Gamboa pour voir passer des bateaux sur le canal, puis nous sommes arrêtés à l’importante écluse de Miraflores. Tout y est fait pour y accueillir les visiteurs. Grand parking pour voitures et bus, musée, buvette et gradins pour voir passer les bateaux. Le tout moyennant finance : 15 US$ par personne. Aucun passage au moment où nous y étions. Nous avons donc rejoint la capitale. Circulation assez compliquée, surtout à la tombée de la nuit car certains quartiers sont très mal éclairés et les panneaux indicateurs peu explicites pour les non résidents. Nous avons passé une nuit tranquille devant le club nautique puis avons fait un tour dans la ville. Des beaux immeubles dans la zone moderne, mais un quartier historique plutôt décevant par rapport à d’autres visités en Colombie.

Nous ne nous sommes pas attardés et avons quitté la ville dans l’après-midi pour longer la côte Pacifique jusqu’à Santa Marta sous une pluie quasi continue. Le lendemain, nous avons poursuivi notre chemin, toujours sous la pluie, jusqu’à Las Lajas. De là, le lendemain, nous avons traversé le pays pour rejoindre, côté Atlantique jusqu’à Almirante pour y prendre, le lendemain, un ferry et nous rendre à Las Bocas del Toro, un archipel très touristique.  Nous avons passé la nuit sur le quai, devant le ferry qui partait le matin à 7h00.

Après 1h30 d’une traversée calme, nous avons débarqué sur l’île principale. Beaucoup d’étrangers, principalement jeunes et américains, beaucoup d’hôtels, de backpackers, de restaurants. Mais aussi quelques écoles de surf, des minimarkets, tenus principalement par des chinois. Nous avons trouvé un coin tranquille sur la plage et y avons passé un bonne partie de la journée, sous une pluie intermittente. En fin de journée, nous avons traversée l’île pour nous rendre dans un guest house en vue d’y passer la nuit. Mais ce côté était sous un vent qui soufflait si violemment que nous avons préféré revenir en ville. Nous avons bivouaqué dans une rue tranquille, toujours sous la pluie.

Compte tenu du temps, nous sommes allés au port pour nous renseigner sur les horaires du ferry. Pas de ferry le lundi, il fallait attendre le mardi. Le temps nuageux et pluvieux de tous ces derniers jours n’ayant pas permis au panneau solaire de l’Azalaï de recharger suffisamment les batteries, nous avons pris un hôtel. Ce dernier a accepté que nous nous branchions sur son électricité pour recharger nos batteries.

Le lendemain, une tempête tropicale étant annoncée, nous n’avons dû attendre l’arrivée du ferry pour être rassuré sur la possibilité de retour. Tout s’est finalement bien passé et, après une nouvelle nuit passée sur le quai à Almirante compte tenu le l’heure tardive, nous avons repris la route vers la frontière du Costa Rica, sans avoir subit la moindre tempête. Après un passage de frontière sans histoire, nous avons visité la côte et avons passé la nuit à Puerto Viejo. A Cahuita, nous avons rencontré quelques français, à la boulangerie tenue par l’un d’eux. Puis nous sommes partis sur San José, la capitale, toujours accompagnés par une pluie intermittente. A la capitale, après une nuit sur un parking, nous avons pris un hôtel jusqu’à notre retour en France. Nous avons repéré les différents endroits où il nous faudra aller pour laisser notre voiture en gardiennage et accomplir les formalités qui en découlent, ainsi que le garage Land Rover pour la faire remettre en bon état à notre retour.

Nous prendrons l’avion mardi 29 novembre et serons de retour le 5 janvier 2017.

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21 nov. 2016

2.14-Colombie, de Guatape à Villa de Leyva, Barichara, Carthagène

Colombie du 24/10 au 08/11/2016.

De Medellin, nous sommes allés voir la Piedra del Peñon à Guatape où nous avons retrouvé une nouvelle fois avec plaisir Valérie et Christian. Nous avons déjeuné ensemble au pied de l’énorme monolithe de granit de 200 m de haut, mais n’avons pas eu le courage de monter les 659 marches qui mènent à son sommet, ce qui permet d’avoir une vue à 360° sur les montagnes et les contours du lac artificiel d’un barrage. Nous avons préféré déambuler dans le village de Guatape à la recherche d’un bon café, ce qui nous a permis d’admirer ses maisons colorées et couvertes de fresques décoratives.

En milieu d’après-midi, nous nous sommes séparés une fois de plus, eux allant sur la côte et nous vers l’intérieur, à l’Est. Nous avons suivi une route très verte, jusqu’à Puerto Ajauro d’où nous avons bifurqué pour descendre vers Barbosa. Cette route secondaire, parfois bordée de cacaoyers, a été bonne au début mais s’est assez vite dégradée. Beaucoup de travaux pour combler et consolider des zones d’effondrements causés par les pluies. En prime, nous avons eu droit à un très violent orage accompagné d’un épais brouillard, à la tombée de la nuit. Du coup, nous avons mis 3h00 pour faire les 83 km nous permettant d’arriver à Barbosa où nous avons pu, heureusement, trouver à proximité une station service accueillante pour passer la nuit.

Le lendemain, nous nommes descendus jusqu’à Arcabuco pour rejoindre, par une très mauvaise route Villa de Leyva, jolie petite ville coloniale où se trouve la plus grande place de Colombie (en surface), entièrement pavée, comme les rues du centre. Autre curiosité, la maison d’un architecte colombien, construite entièrement en argile crue (cuite au soleil) et aussi une boulangerie française. Nous avons passé 2 nuits sur le terrain d’un hôtel, ce qui nous a permis de prendre du repos.

Ensuite, nous avons entamé la remontée vers le Nord et, avant de rejoindre Carthagène, nous nous sommes arrêtés à Barichara, petit village qui a lui aussi un caractère colonial, pour y passer la nuit sur un terre-plein dominant la vallée. Deux autres mobil homes étaient là. L’un occupé par un couple d’argentins, et l’autre appartenant à un couple de français accompagné de leurs deux filles et qui logeaient temporairement chez l’habitant. Au matin, une bonne averse nous a fait fuir l’endroit devenu très boueux. Après la visite du village et quelques courses, nous avons repris notre chemin, qui passe par le Cañon de Chicamocha, avant de suivre la bonne route, parfois à double voies qui relie Bogota à Carthagène. Beaucoup de gros et grands camions, principalement des Kenworth et des Mack, l’empruntent. A Bosconia, nous sommes partis vers l’Ouest, en direction de El Carmen de Bolivar. Peu avant d’arriver à Plato, au bord du grand Rio Magdalena, grosse surprise : nous avons vu arriver le camion de Valérie et Christian qui allait dans le sens opposé. Tout le monde s’est arrêté et nous en avons profité pour passer la soirée ensemble. Un côté de route en travaux aurait pu faire l’affaire pour un bivouac d’une nuit, mais les habitants d’une finca proche nous ont invités à nous garer plutôt dans leur cour pour plus de sécurité. Après un coup de téléphone au propriétaire et avoir eu son accord, nous sommes effectivement entrés dans la cour de cette finca qui pratique l’élevage de bovins. Le lendemain, nous nous sommes levés assez tôt, réveillés par les bruits de la traite des vaches, encore manuelle. En matinée, après avoir remercié nos hôtes, nous sommes repartis chacun de notre côté.

A midi, nous sommes arrivés à Carthagène sous un véritable déluge. De nombreuses rues et avenues s’étaient transformées en petites rivières. Nous avons pu nous arrêter à la cafeteria d’une station service pour déjeuner avant de nous rendre à l’agence ENLACE CARIBE où nous nous sommes entretenus avec Luis Ernesto La Rotah, le gérant. Par chance, quelqu’un d’autre souhaitait également expédier son véhicule sur le Panama, ce qui a permis de partager le coût du transport ainsi que les frais de débarquement au Panama. Nous avons payé à Carthagène l’équivalent en pesos colombiens de 1100 us$ réglés en espèces et, à Colon pour le retrait du connaissement 20 us$ et les frais de port 250 us$. Le coût pour nous sera donc de 1370 us$ pour un transport sécurisé dans un container 40’ HC (high cube), d’une hauteur de 2,58 m. Rendez-vous à l’agence a été pris pour finaliser le dossier, la veille de la mise en container. Le départ du bateau était prévu 3 jours plus tard et son arrivée à Colon 2 jours après.

Les préparatifs du dossier d’expédition fait, nous sommes allés chercher un hôtel pas trop loin du port et de l’agence, dans la vieille ville. Par chance, nous avons trouvé un parking gardé juste à côté. Le lendemain, nous en avons profité pour visiter cette vieille ville à qui nous avons trouvé beaucoup de charme. Par chance il n’a pas plu mais, par contre, la chaleur moite était difficile à supporter. L’après-midi, nous avons poursuivi notre visite par le vieux Carthagène intramuros, encore plus attrayant. La plupart des édifices ont été rénovés ou sont en cours de rénovation. Nous avons bien aimé cette vieille ville à l’ambiance caribéenne, animée et bon enfant.

Nous avons fait le choix, pour rejoindre Colon, de prendre le bateau. Près de notre hôtel, nous avons trouvé l’agence BLUE SAILING qui organise des petites croisières de 4 jours et 5 nuits jusqu’au Panama, en passant par l’archipel de San Blas, situé le long des côtes de ce pays, côté Caraïbe. La navigation se fait sur des petits voiliers, avec une douzaine de passagers, pour un coût de 500 us$ par passager. C’est à peu près celui du passage avion Colombie/Panama en ajoutant les frais d’hôtel et de repas, en attendant l’arrivée du container à Colon. Par chance, il y avait un départ de nuit, le jour de la mise en container de la voiture, pour une arrivée prévue 1 jour avant son débarquement à Colon.

 Le lendemain, nous sommes partis sur Santa Marta, un peu au Nord-Ouest sur la côte caraïbe pour y rejoindre Valérie et Christian qui nous y attendait dans un camping, en bordure de mer. Avant d’arrivée à Santa Marta, on traverse une zone marécageuse habitées par des pêcheurs Leurs habitations baignent, de chaque côté de la route, dans l’eau et les immondices.

Un peu de repos pendant 3 jours avant de repartir, avec déjeuners sur la plage et petites baignades, mais grosse chaleur, là encore.

Nous sommes revenus à notre hôtel pour le « dernier round ». La veille de la mise en container, nous avons fait à l’agence Enlace Caribe la connaissance de nos colocataires de container, un jeune couple très sympathique, elle chypriote et lui guatémaltèque. Les dernières formalités accomplies (avec enregistrement chez un notaire), rendez-vous a été pris pour le lendemain 8h00, afin d’être accompagné jusqu’au port.

Tout le monde était à l’heure au rendez-vous, avec en plus Vladimir, un russe qui fait le tour du monde sur un Nissan Patrol et qui l’expédie également sur le Panama. Comme on nous l’avait expliqué et décrit, seul le conducteur du véhicule peut entrer sur le port, correctement vêtu c’est-à dire pantalon long et chaussures fermées. Une fois arrivé au port, et après 1h00 d’attente, on nous a fait entrer dans un hangar, et demandé de vider entièrement nos voitures en posant le tout sur des palettes. Nous avions, heureusement, anticipé l’opération, mais il m’a fallut près d’1 heure pour presque tout débarquer. Un policier du service des narcotiques est alors venu vérifier les affaires sorties, mais n’en a pas exigé d’avantage. Il n’ya pas eu de passage de chien anti drogue. Autant de temps pour tout recharger puis nous sommes ressortis du hangar pour enfin mettre nos véhicules en container. Après saisissage de ces derniers par des dockers, un policier est venu pour la fermeture des portes et la pose des plombs. Opération enfin terminée, sans problème, mais avec une suée comme on en attrape rarement. Nous sommes ressortis du port vers midi et une personne de l’agence nous a ramenés à celle-ci pour règlement de la facture et remise des documents. Nous avons tous été très satisfaits des prestations de Enlace Caribe.

En début de soirée nous avons quitté l’hôtel pour nous rendre en taxi à la Marina où nous avions rendez-vous à 19h00. Accueil sympathique et présentation du groupe de passagers : 3 bulgares, 3 américains, 2 néo-zélandaises, 1 suisse 1 colombien, et nous. Pour l’équipage, Fabian le capitaine, Robin le second, également cuistot, et Daniela en apprentissage. Pizzas et boissons ont été offertes par le capitaine et prises sur le quai pour patienter en attendant la récupération des passeports avant embarquement. Finalement, nous ne sommes montés à bord de notre voilier que vers minuit. Nous avons été installés à une bonne place compte tenu de notre âge. Le départ à eu lieu à 1h30 du matin au lieu de 23h00.

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08 nov. 2016

2.13-Colombie de Bogota à Medellin par la route du café

Colombie du 16 au 23/10/2016.

Nous somme arrivés un dimanche après-midi à Bogota et sommes allés nous « poser » dans un parc gardé où on peut bivouaquer, à proximité d’un grand centre commercial.

Le lundi suivant étant jour férié en Colombie (un parmi tant d’autres), nous sommes montés à Zipaquira pour y visiter sa cathédrale de sel. En fait, il s’agit d’une ancienne mine d’où était extrait du sel, et quelques émeraudes. Des aménagements ont été pratiqués pour attirer le tourisme religieux. 12 chapelles représentant les 12 stations du chemin de croix, une nef principale où sont parfois célébrés des offices religieux, le tout avec des jeux de lumières qui rendent le site relativement attrayant. S’ajoute une quantité impressionnante de boutiques proposant des « bondieuseries » en plus de celles avec souvenirs et bijoux en émeraude. Pour finir, une reconstitution du travail dans la mine.

Après 2 h de visite, nous avons fait un tour dans Zipaquira qui est une mignonne petite ville dédiée au tourisme. Nous y avons déjeuné dans un restaurant qui fait des grillades, accompagné par les chants andins d’un groupe de musiciens boliviens et péruviens de passage.

Le lendemain, nous sommes allés dans un garage spécialisé dans les Land Rover pour essayer de faire réparer notre embrayage qui fuit toujours un peu. Malheureusement, là encore, pas de pièce de rechange disponible pour notre modèle, trop récent. Nous avons donc quitté la capitale colombienne en fin de matinée pour nous diriger par la « route du café » vers Salento, jolie petit village par où on accède à la vallée de Cocora. Cette dernière, en plus d’offrir de très beaux paysages, à la particularité d’avoir de nombreux palmiers à cire qui y poussent. Ce palmier, le plus grand du monde et qui peut atteindre 60 m de haut, est l’arbre national de Colombie.

Nous sommes repartis par l’autoroute du café vers Manizales et avons fait étape peu avant à l‘Hacienda Venecia, située au beau milieu de sa plantation de café et qui fait aussi office d’hôtel et qui accepte les motorhomes. Nous y sommes arrivés en descendant une longue piste étroite et sauvage, qui s’est avérée être une secondaire, contrairement au lendemain où le retour sur la route a été nettement plus facile et rapide.

Nous sommes repartis sur Manizales, puis Jardin où nous sommes arrivés le surlendemain après avoir emprunté une piste difficile mais magnifique. Elle traverse des montagnes aux  forêts luxuriantes et où coulent de nombreuses cascades. Jardin est un village plaisant, aux constructions colorées et aux habitants typiques. On peut aussi y voir des coqs-de-roche, un oiseau aux belles couleurs et à l’aspect curieux, qui viendrait de l’Amazonie péruvienne.

Après Jardin, nous sommes allés à Jérico, autre petite ville colorée de la région. Nous y sommes arrivés tard le soir et avons bivouaqué sur le parking de la piscine et du stade. Là encore, nous avons pu admirer sur la plaza, où se tenait un petit marché, les hommes aux allures de cow-boys, grand chapeau, machette dans un étui à la ceinture et grande écharpe sur l’épaule. Dans toute cette région de plantations de café, le véhicule roi semble être la Jeep Willis.

Dans l’après-midi, nous avons pris la direction de Medellin où nous avons pu trouver une place sur le parking d’un hôtel qui a accepté que nous y bivouaquions et où nous sommes restés 2 jours. Pour commencé, nous avons pris le métro aérien jusqu’à sa connexion avec le téléphérique de Medellin qui monte assez haut en passant au-dessus de quartiers pauvres, bâtis sur des terrains pentus, et aux allures de favelas. Ensuite, toujours en métro, nous, sommes allés au Parque Berrio, où nous sommes descendus sous des trombes d’eau. Il faut dire que nous visitons la Colombie en saison des pluies et que celles-ci sont journellement au rendez-vous. A la sortie du métro, sous le viaduc de celui-ci se tenait un marché très animé et très bruyant. L’après-midi, nous avons pu admirer sur la Plazoleta de la Esculturas 23 grandes sculptures de bronze de Fernando Botero, avant de regagner notre hôtel.

Le lendemain, nous sommes partis vers Guatapé où nous devions retrouver Valérie et Christian.

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